Comment je construis des landing pages avec l'AI en moins d'une heure
Un walkthrough pratique de la page blanche à la landing page publiée avec Claude Code. Le goulot d'étranglement n'est plus la production.
Le mois dernier j’ai publié 3 landing pages. Temps total : environ 4 heures.
Pas 4 heures chacune. 4 heures combinées.
Je ne dis pas ça pour me vanter — je le dis parce qu’il y a un an, ce même résultat m’aurait pris une semaine minimum. Et je réfléchissais à ce qui avait vraiment changé.
L’ancienne façon
T’avais une idée. T’avais besoin d’une landing page.
Alors soit tu embauchais quelqu’un (lent, cher, aller-retour interminables), soit tu utilisais un outil de template (rapide mais moche, toujours un compromis), soit tu la construisais toi-même de zéro (bien si tu savais comment faire, ça prenait quand même des jours).
La production était le goulot d’étranglement. Même si tu savais exactement ce que tu voulais dire, le mettre sur un écran qui avait l’air bien et qui marchait sur mobile était un travail à part entière.
La plupart des idées n’ont jamais eu de page. La friction était trop haute.
Ce qui a changé
J’utilise Claude Code maintenant pour presque tout ça. Pas un builder de landing pages. Pas un template. Je décris ce que je veux en langage naturel et j’itère à partir de là.
Voici le processus réel.
Étape un : être clair sur le message avant d’ouvrir n’importe quel outil.
C’est la partie que les gens sautent. Ce que fait ce produit, pour qui, et pourquoi ils devraient s’en soucier maintenant. Pas une déclaration de mission. Une phrase qu’une personne fatiguée à minuit comprendrait.
Pour MeetCal c’était : “Arrête de copier ta disponibilité dans des emails. Partage un lien à la place.” C’est tout. Une fois que j’avais ça, la page s’est presque écrite toute seule.
Étape deux : décrire la page à Claude.
J’ouvre Claude Code et décris ce que je veux — les sections, le ton, l’audience, des idées de copy spécifiques que j’ai déjà. Je colle la phrase en une ligne. Je mentionne quel framework j’utilise (Astro, principalement) et ce que ça devrait ressentir.
Je ne lui demande pas de “créer une landing page pour mon produit.” Je lui raconte l’histoire réelle. Ce que fait le produit. Pour qui il est. Quelles objections ils auront. Ce que je veux qu’ils fassent.
Étape trois : itérer sur le copy, pas juste sur le design.
Claude génère quelque chose. C’est généralement solide sur la structure et raisonnable visuellement. La partie design est globalement correcte.
Le copy, c’est là que le travail se passe. L’AI par défaut est générique. “Une solution puissante pour les équipes modernes.” “Optimisez votre workflow.” Rien de tout ça ne veut dire quoi que ce soit.
Je réécris les titres. Je substitue des mots spécifiques. Je coupe tout ce qui sonne comme un communiqué de presse.
Cette boucle d’itération — regénérer une section, corriger le copy, vérifier sur mobile — prend peut-être 20-30 minutes par page une fois que tu sais ce que tu fais.
Étape quatre : déployer.
Push sur GitHub, Vercel le récupère. Terminé.
Ce que l’AI rate (régulièrement)
Le copy est presque toujours trop sage.
Claude sait comment les landing pages sont censées sonner, alors il écrit un copy qui sonne comme une landing page. Centré sur les bénéfices, vaguement optimiste, structuré aux bons endroits. Rien n’est faux exactement. C’est juste… ambiant.
La chose spécifique qui rend ton produit différent — ça ne vient pas du modèle. Ça vient de toi qui connais assez la chose pour dire quelque chose de vrai à son sujet.
Pour ShipPad, l’insight était que les builders ont besoin d’un endroit pour consigner ce qu’ils ont publié, pas d’un autre gestionnaire de tâches. Ce cadrage n’est pas venu de l’AI. L’AI m’a aidé à construire la page une fois que j’avais le cadrage.
C’est la partie que les gens inversent. Ils pensent que l’AI va trouver leur message. Elle ne le fera pas. Elle va habiller le message que tu lui donnes, et elle fera ça bien. Mais tu dois quand même arriver avec le message.
Le vrai insight
La contrainte a bougé.
C’était : est-ce que je peux le construire. Maintenant c’est : est-ce que je sais quoi dire.
La production est presque gratuite maintenant si tu es prêt à itérer avec les outils. Une heure de travail concentré avec Claude Code te donne quelque chose de réel que tu peux mettre devant des gens.
Mais cette heure est inutile si tu n’as pas fait la réflexion d’abord. Pour qui c’est. Quel problème ça résout vraiment. Pourquoi maintenant. Pourquoi toi.
Cette réflexion prend toujours autant de temps qu’elle prend. L’AI ne la compresse pas. Elle signifie juste que quand tu as fini de réfléchir, la page peut exister le même jour.
Pages construites de cette façon
Quelques trucs que j’ai publié avec ce processus :
- MeetCal — un outil de lien de planification. Message : arrête d’expliquer ta disponibilité dans des emails.
- ShipPad — un journal de publication pour les builders. Message : documente ce que tu construis, pas juste ce que tu prévois de construire.
- Une landing page pour la pratique de consulting d’un ami — livrée en une après-midi.
Aucun de ces trucs n’a pris plus de 90 minutes de travail réel une fois le message clair.
Les outils sont assez bons. Ils l’ont été pendant un moment.
La question est de savoir si tu sais ce que tu essaies de dire. C’est encore sur toi.